Qualité prouvée de la recherche sur les phytomédicaments

Le programme d’évaluation de la médecine complémentaire PEK a pris fin en 2005. Le Département fédéral de l’intérieur a expliqué que l’efficacité, l’utilité et l’économicité des méthodes de médecine complémentaire évaluées n’étaient pas prouvées et a radié les cinq méthodes de médecine complémentaire provisoirement admises dans l’assurance de base, dont la phytothérapie. Nous avons maintenant sous forme publiée ce qui a été formulé scientifiquement des études sur la phytothérapie ressortant de ce programme – que les décideurs avaient déjà auparavant. Cette publication provient de l’Institut de Médecine sociale et préventive de l’Université de Berne et montre une tout autre image de la phytothérapie! Les auteurs réunis autour du Professeur Mathias Egger comparent ce qui est comparable – à savoir des questions identiques ou très semblables concernant les indications – et montrent que la qualité de la recherche en phytothérapie essentiellement européenne (western phytotherapy) n’est pas inférieure à celle des études sur des médicaments de synthèse. Ces auteurs écrivent (traduit de l’anglais): «Nos résultats remettent en question l’idée très répandue que la qualité et les preuves d’efficacité des phytomédicaments sont généralement moins bonnes que les preuves fournies par la médecine académique.» La phytothérapie a même reçu un label de qualité très élevé dans le set testé. La qualité des études va de pair avec la qualité des preuves: cela dit bien que les phytomédicaments se distinguent du placebo aussi bien que les médicaments synthétiques comparables. 89 études appariées ont été prises dans cette évaluation très complète.

Dr med. Roger Eltbogen, président SSPM, 27.09.2007
1704 signes, espaces y comprises

Titre original de la publication:
Matched-pair study showed higher quality of placebo-controlled trials in West-ern phytotherapy than conventional medicine
Linda Nartey, Karin Huwiler-Müntener, Aijing Shang, Katharina Liewald, Peter Jüni,
Department of Social and Preventive Medicine, University of Bern, Berne, Switzerland
Matthias Egger
MRC Health Services Research Collaboration, Department of Social Medicine, Uni-versity of Bristol, United Kingdom

Cette publication est parue dans la revue suivante:
Journal of Clinical Epidemiology 2007;60:787-794.
Editeur: Elsevier, Amsterdam

Prière d’adresser vos questions sur cette publication à:
Prof. Reinhard Saller, Abteilung Naturheilkunde, Universitätsspital Zürich
Prière d’adresser vos questions générales sur le PEK à:
Prof. Beat Meier, secrétaire SMGP/SSPM, ZHAW, Grüental, 8820 Wädenswil