Après la nette acceptation de la motion Forster (19 oui, 3 non) au Conseil des Etats, qui demande une nouvelle révision par le Conseil fédéral de trois des cinq méthodes radiées du catalogue des prestations de base en juin 2005, après la fin abrupte, scientifiquement injustifiable du programme dévaluation de la médecine complémentaire PEK, la SSPM prend position comme suit:
La phytothérapie na pas été prise en compte dans cette motion, ce qui est incompréhensible. Ceci malgré le fait quil y ait un grand nombre de données montrant que des succès thérapeutiques peuvent être obtenus avec les phytomédicaments. Raison pour laquelle de nombreux phytomédicaments ont été admis ces dernières années dans lassurance de base. La reconnaissance de la méthode en tant que telle na cependant pas été garantie par son admission dans le catalogue des prestations, comme ce fut le cas des autres disciplines. Aucune motivation en bonne et due forme, dont les vices ont fait que la motion de la Société Suisse de Phytothérapie Médicale a été rejetée, na encore été donnée à lheure actuelle. Et ceci malgré le fait que létude de lUniversité de Berne, confirmant un niveau scientifique élevé à la phytothérapie*, était déjà connue à lépoque. La Société Suisse de Phytothérapie Médicale ne peut accepter un compromis «fais trois avec cinq».
Sil doit y avoir une réévaluation des méthodes de la médecine complémentaire dans le sens de la motion Forster ou de celui de la réponse du Conseil fédéral, qui rejette la compétence sur lOffice fédéral de la santé publique et sa Commission fédérale des prestations, la Société Suisse de Phytothérapie Médicale, représentant le corps médical travaillant dans ce secteur, déposera une nouvelle demande dadmission dans le catalogue des prestations, indépendamment de la motion. Pour pouvoir la formuler de manière adéquate, la SSPM demande à lOffice fédéral de la santé publique et à la Commission fédérale des prestations de concrétiser matériellement les vices de la dernière demande en tenant compte des critères efficacité, utilité, économicité. Mais il faut bien préciser que lobjectivité de lévaluation de ces critères ne peut pratiquement pas être donnée hors du contexte dans lequel ils se trouvent. Cest ce que montre également la prise de position consensus du Review Board du PEK, surpris à lépoque de sa fin abrupte: «Qui considère comme juste le rapport final du programme PEK considérera certainement la décision politique comme inconsistante avec le résultat du PEK. Mais qui considère comme déficients certains éléments du programme PEK peut également considérer la décision politique comme défendable. Il semble improbable quun consensus puisse être atteint sur cette question, car les avis sont également empreints didées de principe». Nous attendons toujours lexplication demandée par le Review Board: «Pour une décision politique bien pesée, une discussion entre les chercheurs impliqués dans le PEK, les administrations responsables et les décideurs politiques, de même que le Review Board sur les interprétations, les points forts méthodologiques et les informations fournies par le PEK aurait préalablement eu une grande importance. Les résultats et arguments de cette discussion entre experts auraient pu enrichir la discussion publique, qui est à la base de toute décision politique. Malheureusement, ce qui a été fait du PEK est exactement linverse. Le Review Board est unanime à condamner cette interversion des étapes normales. Le fait que la décision politique semble avoir été inspirée par des analyses de lOffice fédéral de la santé publique (OFSP) est particulièrement inquiétant, car ces analyses reposent sur des données et procédures apparemment ni compréhensibles ni vérifiables. «Un réexamen des données existantes ne pourra se faire de manière satisfaisante que si ces discussions se font entre les partenaires.»
SSPM, 25.09.2007
3936, espaces y comprises
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Service médiatique de la SSPM
Voir communiqué de presse de la SSPM du 27.09.2007