Un membre de la SSPM, Matthias Hamburger, est nommé à la succession du Professeur Willi Schaffner à l'Université de Bâle

La nouvelle suivante est venue de l'Université de Bâle: le Conseil de l'Université a nommé le Professeur Matthias Hamburger au poste de professeur ordinaire de biologie pharmaceutique. Le Professeur Matthias Hamburger, nouveau titulaire de la chaire de biologie pharmaceutique de la Faculté des Sciences, prendra la succession du Prof. W. Schaffner dès le 1er avril 2004. Il est depuis 1997 professeur de biologie pharmaceutique à l'Institut de Pharmacie de l'Université Friedrich-Schiller à Jena. M. Hamburger, citoyen suisse né en 1955 à Schaffhouse, a étudié la pharmacie à l'EPF de Zurich, avant d'obtenir son titre de docteur en 1985 à l'Université de Lausanne. Il a approfondi ses connaissances comme post-doctorant à Chicago au Departement of Medical Chemistry and Pharmacognosy de l'Université de l'Illinois. Il fonctionna ensuite comme premier assistant à l'Institut de Pharmacognosie et Phytochimie de l'Université de Lausanne où il fut nommé à la privat-docence. De 1993 à 1995, il fut chef de département au récemment mis sur pied Centre for Natural Product Research à Singapour. Les activités de recherche du Prof. Hamburger se concentrent sur la découverte de nouvelles structures à partir des plantes pour le développement de principes actifs. Il s'occupe aussi de l'investigation scientifique de phytomédicaments et de plantes utilisées en médecine traditionnelle. Un autre axe de recherche est le développement de nouvelles méthodes pour une recherche efficace de nouveaux produits naturels actifs.

Matthias Hamburger est membre de la SSPM depuis de nombreuses années. Au nom de la Société, nous le félicitons très cordialement pour cette nomination qui est de la plus haute importance pour la phytothérapie en Suisse, à une période où il a longtemps semblé que la recherche sur les plantes médicinales allait petit à petit disparaître des hautes écoles de Suisse. M. Hamburger a travaillé longtemps à Lausanne et parle bien le français (son père était d'ailleurs maître de français à l'école cantonale de Schaffhouse). C'est pourquoi cette nomination est également accueillie avec la plus grande joie en Suisse romande.