Compléter utilement les connaissances pour pratiquer la phytothérapie

Le jeudi 20 septembre 2007 a eu lieu à Lausanne, dans une salle flambant neuve de l’Université, la journée de formation continue de la Société Suisse de Phytothérapie Médicale (SSPM) consacrée aux pathologies génito-urinaires.

Après la présentation et l’accueil par le docteur Christian Terreaux, membre du comité central de la SSPM, le professeur Kurt Hostettmann de l’Université de Genève a brillamment ouvert les feux par un travail sur la pharmacognosie des plantes utilisées lors d’affections uro-génitales. Du raisin d’ours à l’arbre à thé, en passant par le palmier nain et le lycopène de la tomate, le professeur Hostettmann nous a apporté les démonstrations pharmacochimiques et les résultats des études démontrant l’efficacité de la phytothérapie lors de ces affections.

Ensuite la doctoresse Regina Widmer de Soleure nous a offert de très nombreuses applications pratiques, résultats de sa formidable expérience de gynécologue et phytothérapeute. Son exposé nous a d’abord parlé du syndrome prémenstruel et des troubles de la ménopause avec une approche phytothérapeutique et une présentation de cas. Son deuxième sujet concernait les infections vaginales, les mycoses et la restauration de la flore. Elle nous a appris comment appliquer très concrètement ses connaissances. Les participants ont ainsi pu partir avec un bagage applicable dès leur retour dans leur officine ou leur cabinet.

En début d’après-midi, le docteur Frank Luzuy, chargé d’enseignement au HUG, nous a donné des détails de ses études sur la thérapie de substitution hormonale en 2007, avec les précautions avec lesquelles il est bon de les observer.

Le docteur Albert Kokos, gynécologue à Genève, nous a présenté ensuite des cas sur les troubles du cycle menstruel et les possibilités qu’offre la phytothérapie avec une incursion plus générale dans les médecines complémentaires.

Le docteur Alain Bitton, urologue à Genève, nous a parlé avec autant de précisions que de verve de l’intérêt de la phytothérapie dans les cas de maladies prostatiques. Les graines de courge en particulier et l’ensemble des plantes anti-oxydantes en général ont une efficacité certaine dans la prévention de ces maladies.

Le docteur Pierre-Olivier Tauxe, médecin généraliste à Lausanne, nous a ensuite présenté trois cas de traitement des infections urinaires par l’aromathérapie. Il avait auparavant fait un bref résumé sur l’usage des huiles essentielles en médecine, sur leur puissance et leurs précautions d’emploi.

La doctoresse Barbara Kramer, médecin généraliste à Sion, a terminé cette enrichissante journée par deux présentations de cas sur la phytothérapie à employer lors de vessie hyperactive. Elle a passé en revue des propositions pratiques et parfaitement applicables dans le quotidien d’une consultation de médecine générale.

En conclusion, nous pouvons dire que cette journée, qui fait partie d’un cycle de formation complète en phytothérapie de 3 ans et demi, a été un succès dans la mesure où elle permet de compléter utilement les connaissances des praticiens tant pharmaciens que médecins désireux de pratiquer la phytothérapie.