Deux-tiers de la population pour les Médecines Complémentaires

Le verdict de la votation est sans appel. Depuis les débuts de l’initiative le peuple suisse s’est constamment et clairement positionné du côté de ceux qui l’avaient lancée. Et cela ne devait visiblement rien changer au niveau des débats qui ont précédé le scrutin quand bien même des craintes ont été évoquées et attisées par des scenarii insensés. L’article constitutionnel présenté et libellé « le futur avec les médecines complémentaires » a été clairement accepté. La confiance de la population dans le bien-fondé des plantes médicinales donne du courage à la SMGP/SSPM qui continue de s’engager pour la Phytothérapie. Il est maintenant urgent de veiller tout d’abord à ce que le Fonds national et le CTI (agence de la Confédération pour la promotion et l’innovation) ne soient pas en contradiction dans leurs projets de recherche sur les plantes médicinales. Pour cela il faudrait mettre sur les rails un programme national de recherche. A cet égard la Suisse pourrait jouer un rôle prépondérant en Europe ; en général la position de leader est de rigueur en recherche ; et pourquoi ne le serions-nous pas en matière de médecine complémentaire et de recherche sur les plantes médicinales ? Avec la prise en compte de la phytothérapie dans l’assurance de base celle-ci se positionne plutôt bien : les remèdes à base de plantes médicinales sont actuellement incontestés et la LMT offre une large palette en matière de prescription magistrale. La reconnaissance de leur efficacité n’a pourtant pas encore été reconnue. La SSPM s’est annoncée auprès de l’OFSP, elle a fait sa demande et déposé son formulaire depuis bien longtemps mais elle n’en a reçu réponse que la semaine passée ; et ce n’est pas une surprise que de devoir encore fournir des documents supplémentaires afin de prouver leur efficacité, leur adéquation et leur économicité ! La SSPM se retrouve donc avec un défi considérable pour l’avenir.
Il est néanmoins évident que même si l’article constitutionnel a été accepté dans son principe, rien n’est gagné ; - il suffit de penser à la difficulté de faire accepter l’initiative sur les Alpes ou l’assurance Maternité. Il faudra continuer à se battre pas à pas auprès des milieux politiques pour arriver à être reconnus. Le « Oui » clair est heureusement une charge pour beaucoup de politiciens et les buts ont été clairement énoncés lors des débats qui ont précédé la votation. Durant les dernières semaines les médias ont montré un enthousiasme tout relatif face aux thérapies complémentaires : les rédactions des principaux journaux politiques et scientifiques en Suisse se sont montrés très sceptiques. Ce scepticisme peut à nouveau réapparaître chez les politiques lors de débats sur des questions purement professionnelles.
Maintenant que la votation a eu lieu, les médecins (hommes et femmes) qui souhaitent élargir leur compétence en direction des thérapies complémentaires sont vivement invités à monter dans le train de la SMGP/SSPM. L’offre d’assurer une formation continue et une formation complémentaire dans ce domaine leur est garantie pour l’avenir.